"Le bouddhisme est un mode de vie par lequel nous développons les qualités de notre esprit.
C’est un mode de vie très particulier, car c’est une façon d’atteindre le bonheur
sans nuire à autrui."

LE XVIIe GYALWA KARMAPA, TRINLEY THAYÉ DORJÉ

Revue "Tendrel"

Retrouvez sur cette page des enseignements parus dans la revue "Tendrel" éditée par Dhagpo Kagyu Ling jusqu'en 2002.

Les préceptes liés aux voeux de bodhisattva

17e Karmapa Thayé Dordjé 
Le premier des préceptes liés aux vœux de bodhisattva consiste à toujours garder notre confiance dans le maître spirituel qui nous a conféré ces voeux et ce, en toutes circonstances. Nous sommes conscients d'appartenir maintenant à la famille des pratiquants du mahayana. Nous apprenons les enseignements du grand véhicule et nous les mettons en pratique afin que cet engagement se concrétise dans notre entraînement spirituel.
Les préceptes des vœux de bodhisattva consistent à ne pas s'engager dans quatre types d'actions ou d'activités néfastes qui endommageraient ces voeux.
En premier lieu, évitons de tromper notre ami spirituel. Il arrive que nous soyons emportés par des pensées négatives. Nous devons faire en sorte que notre esprit ne soit pas envahi par une motivation négative envers un être spirituel, que ce soit celui qui nous a donné les voeux de bodhisattva ou tout autre ami spirituel qui nous a transmis le Dharma. Cela équivaut à s'abstenir de toutes formes de relation mensongère avec l'ami spirituel. Essayons donc d'être conscient de notre état d'esprit et de notre motivation.
La deuxième action néfaste qui doit être abandonnée est celle qui consiste à faire obstacle d'une manière ou d'une autre à la pratique du Dharma ou à l'activité d'un bodhisattva. Si nous voyons quelqu'un qui pratique la générosité, que ce soit la générosité matérielle ou la générosité spirituelle, c'est-à-dire la transmission du Dharma, n'essayons pas de le critiquer ou de le pousser à regretter son activité spirituelle. Le meilleur moyen de prévenir cela est de se réjouir de toutes les activités positives accomplies par les autres et en particulier par ceux qui pratiquent le mahayana. Nous-mêmes, ne ménageons pas nos efforts pour créer quelque chose de bénéfique pour les autres, en particulier à travers les différentes formes de générosité.
Troisièmement, dénigrer ceux qui ont développé l'attitude du bodhisattva, du fait de la rivalité ou de l'aversion qui peuvent s'élever dans notre esprit, endommage notre engagement. Le meilleur antidote consiste à toujours se réjouir de tout le bien et de tout le mérite créé par tous les bodhisattvas ou apprentis bodhisattvas. Dédier continuellement notre pratique personnelle, faire des offrandes et louer les qualités des bodhisattvas est la meilleure manière de prévenir toute tendance négative, d'être digne du mérite créé par les autres et de participer de ce courant de mérite.
La quatrième action négative à éviter est le fait de nuire à un être vivant quel qu'il soit ou de le faire souffrir. Le meilleur moyen de prévenir ce type d'action est d'être toujours préoccupé du bonheur des autres et de nous efforcer d'accomplir le bienfait des êtres.
L'engagement des voeux de bodhisattva consiste à toujours garder en mémoire ces préceptes et à les appliquer. Pour ne pas aller contre cet engagement, il s'agit de ne jamais oublier l'esprit d'éveil, de ne pas le laisser décroître mais au contraire de le cultiver et de l'enraciner en nous pour qu'il se développe de plus en plus.
D'une façon générale nous devons nous efforcer d'entretenir continuellement dans le courant de notre esprit une attitude de générosité, de dédicace permanente, quelle que soit la forme de bienfait que nous puissions accomplir. Nous devons toujours garder présente à l'esprit la motivation d'aider les autres, puis de toujours dédier ce que nous avons fait pour que cela aboutisse réellement à quelque chose de bénéfique pour tous les êtres.
Du point de vue de l'engagement pratique, nous devons veiller à nous tenir à l'écart de toutes formes d'actions négatives qui peuvent nuire aux êtres, même si elles nous semblent mineures ou négligeables. En prenant conscience du moindre acte quotidien, nous allons développer petit à petit la conscience juste du bodhisattva. Accomplir des actes positifs, apparemment de peu d'importance ou négligeables, n'est pas dérisoire. C'est de cette façon que nous gardons et que nous entretenons les voeux de bodhisattva dans le courant de notre être.
A chaque fois que nous accomplissons une pratique spirituelle, même la plus simple comme réciter un mantra, visualiser une divinité, faire des prosternations ou des circumambulations autour d'un stupa, l'important est d'avoir toujours présent à l'esprit la bodhicitta et qu'elle soit le coeur qui anime véritablement notre pratique.
Gardez présent à l'esprit la nécessité de ne jamais oublier les êtres, de ne jamais les abandonner. Essayez de reprendre régulièrement les voeux de bodhisattva et d'entretenir l'esprit d'éveil, dès que vous avez la possibilité de le faire, même si vous n'avez que peu de temps.

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